le coniophore des caves

Le coniophore des caves

Le coniophore des caves est, après le mérule pleureur, le plus important des champignons lignivores dans les bâtiments. Il apparaît dans les bâtiments mais il peut s’attaquer aussi au bois à l’air libre, au bois en contact avec la terre (par exemple poteaux et traverses de chemins de fer) ou aux constructions (ponts) : Il s’attaque aussi bien au bois de résineux qu’au bois de feuillus. Contrairement à la mérule pleureuse, le coniophore des caves a besoin d’une forte humidité pour se développer et semble réagir à la dessiccation, car le mycélium n’est que très faiblement développé.

Le Coniophore des Caves est un champignon de pourriture cubique. Le nom scientifique est Coniophora puteana ou coniophora marmorata.

Cette espèce attaque les bois très humides avec une teneur en eau minimum de 30 %, teneur supérieure à celle admise par Serpula lacrymans (La merule pleureuse).

Il se développe aisément dans l’obscurité et tout particulièrement dans les caves des habitations ou les cales des bateaux.

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Le développement du Coniophore des Caves se déroule en 2 phases :

  • Formation végétative : le mycélium est jaune blanc, cotonneux, mais devient plus clairsemé en ambiance sèche. Lors de son vieillisement, le champignon se fonce et devient plutôt brun avec l’âge. Il produit des cordonnets très fins de couleur brune puis noirâtre. La consistance du coniophore des caves est souple. L’enchevêtrement des cordonnets qui se propage sur le bois et les maçonneries ressemble à un enchevêtrement de plantes.

coniophore

  •  Fructifications : les fructifications sont plus rares dans le bâtiment qu’à l’extérieur, du fait de l’instabilité des conditions d’humidité élevée nécessaires à leur développement. Elles se présentent sous formes de croûtes membraneuses continues, épousant la surface du substrat, de contour irrégulier, pouvant mesurer de 1 à 30 cm, à la surface brun-ocre à brun-violacé et à périphérie blanc à jaune-brun.

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Conditions de développement :

  • Humidité du bois : le coniophore se développe dans une humidité minimum de 30 à 40 % Son développement est optimum si l’humidité est comprise entre 50 et 60%.

 

  • Température : La température optimale pour son développement est de 24 °C et ne doit pas dépasser 35°.

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Les cordonnets se développent sur les maçonneries, mais n’interviennent pas dans le transfert de l’eau.

Au sens botanique, le coniophore des caves est très proche de la mérule. Il peut être confondu avec ce dernier. Mais étant donné ses exigences en humidité, il est beaucoup moins fréquent.

Il s’attaque également tout aussi bien aux résineux qu’aux feuillus.

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Quels dégâts le coniophore des caves cause-t-il ?

Dans des conditions favorables, le coniophore des caves peut causer des dégâts aussi graves que la mérule.

Dans les essais en laboratoire, il se développe plus rapidement que la mérule et est donc utilisé pour le contrôle biologique de l’efficacité de produits de protection du bois.

 

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